Le végétarisme a rompu mes chaînes – My unchained vegetarianism

Bonjour à tous,

La plupart du temps, quand je dis que j’ai une alimentation végétarienne, je lis dans les yeux de mon interlocuteur (entendez omnivore) un mélange de surprise, de pitié, de désapprobation, d’admiration parfois, comme si mon choix était une pure privation, un sacerdoce, une dévotion, une folie.

Je m’adresse aujourd’hui à tous les omnivores qui ont ce regard devant un végéta*ien ou végane. Non, ce choix alimentaire ou de vie n’est en aucun cas un sacerdoce ou une privation, c’est tout le contraire.

fruits Crédit photo : pinterest

Imaginons un gaucher à qui on a imposé d’écrire toute sa vie avec la main droite et qui soudain prendrait la liberté d’utiliser la gauche. Il réaliserait qu’il est enfin en accord avec ce qu’il est, que son esprit et son corps sont enfin en phase, qu’il a enfin trouvé sa voie en matière de scribouillage, qu’il est enfin en harmonie, qu’il est enfin lui, tout simplement.

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Crédit photo : lemonde

Un végéta*ien n’est pas un pauvre carencé tombé dans les griffes d’une secte. Pour ma part, c’est lorsque j’ai choisi cette alimentation que je me suis trouvée, que je me suis enfin sentie en harmonie et en paix avec moi-même, ce fut comme une révélation. Mon seul regret étant d’avoir attendu aussi longtemps pour le faire, trop installée que j’étais dans le conformisme de l’omnivorisme.

Quand j’ai arrêté de manger de la chair animale (puis des produits laitiers), avec du recul, je réalise aujourd’hui que j’ai rompu les chaînes du conformisme alimentaire qu’on m’avait imposé depuis la naissance. Je saisis aujourd’hui à quel point nous vivons dans une société extrêmement conformiste (c’est même de pire en pire je trouve). Dès qu’on dépasse un petit bout d’orteil du cadre, on est de suite montré du doigt, jugé marginal, catalogué extrémiste, classé parasite – j’exagère, quoique…alors j’invite tout le monde, non pas à devenir végéta*ien (c’est un choix très personnel), mais à être lui même, à se défaire de ses chaînes et à vivre sa vie, à suivre son propre chemin, malgré le regard des autres.

Les gars, on ne vit qu’une fois, on va tous y passer un jour, alors en attendant, vivons tels que nous sommes et non pas tels que la société souhaite que l’on soit. Sortons tous du cadre et ainsi, il n’y aura plus de cadre. – Attention, entendons nous bien, je ne vous invite pas à devenir un serial killer psychopathe. Si de telles pulsions traversaient, même furtivement, votre esprit, je vous invite de ce pas à aller vous faire soigner sans plus attendre 😉

Prenez soin de vous ♥

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Crédit photo : autempsdesfruits
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L’appréciation du bonheur

– Non mais t’imagines, tu bosses trois mois par-ci, deux mois par-là, ce n’est pas viable, tu ne vas pas pouvoir continuer comme cela éternellement! Prends exemple sur ton frère. Lui au moins, il a réussi, il a tout, il ne manque de rien.
– Pourquoi il est malheureux alors?
– Parce qu’il se donne un mal de chien pour son boulot et ses affaires et qu’il se fait du souci, tiens! Il est notamment embêté par le cambriolage qu’a subi son bateau à la marina! Entre les assurances, toutes les démarches et les frais, tu crois qu’il s’amuse ou quoi?
– Pas vraiment non.
– Tout le monde ne peut pas vivre d’insouciance comme toi, sans souci la violette, à bosser quand ça te chante, sans essayer de vivre mieux!
– Vivre mieux comment? Tu veux dire, avec plus d’argent?
– Évidemment, t’as de ces questions!
– J’ai peut-être pas autant d’argent que Paul mais j’ai plus souvent le sourire, lui il fait tout le temps la tronche, il passe son temps à pester contre les impôts, contre le système, contre l’insécurité croissante,… , et plus il possède, plus il achète de nouveaux biens, plus il est malheureux. Sa voiture, sa maison, son bateau, sa villa de vacances ….. C’est très louable à lui de se démener à son boulot mais si c’est pour être de plus en plus malheureux, je ne vois pas bien l’intérêt. Bien sûr qu’il est important d’avoir une activité qui nous épanouisse, pour être heureux, un projet, un objectif, un truc qui nous porte, c’est évident, c’est même vital, mais quand je vois comment a tourné Paul à côté de tout ce que l’on a partagé quand on était gosse… Il ne parle que de son pognon, ses biens, ses affaires, … on ne partage plus de bons moments, il n’est jamais disponible pour la moindre réunion de famille, il fait passer ses affaires avant tout, sa famille, ses amis…. C’est ça le bonheur? C’est ça la vie rêvée? Laisse moi donc mener ma « petite vie », « sans souci la violette » comme tu dis. Je n’ai peut-être pas un bateau amarré à la marina, mais au moins j’ai le sourire, et tu ne sais pas à quel point j’aimerais voir mon frère avec le même sourire apaisé.

 

Riche? Pauvre? Minimaliste? Accumulateur? A chacun de trouver le juste milieu pour être heureux et toujours avoir le sourire. La priorité, à mon humble avis est de rester toujours vigilant à ne jamais devenir esclave de ses possessions au point d’en oublier le plus important ou qu’elles ne nous possèdent à leur tour.

Je vous souhaite à tous, amis lecteurs, de trouver votre chemin et votre juste équilibre dans la vie pour atteindre le bonheur, celui de réaliser chaque matin que le soleil brille, que l’on est en vie et qu’une nouvelle belle journée s’offre à nous pour en déguster chaque instant avec délectation.

Soyez heureux et soyez libre de vous rendre heureux sans posséder. Je vous embrasse fort. ♥

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Minimalisme et relations sociales

Bonjour à tous,

Quand j’ai commencé à m’intéresser au minimalisme, j’ai lu à plusieurs reprises qu’on pouvait aussi l’appliquer aux relations sociales. Je vous avoue que de prime abord, cela m’a choquée.

Comment peut-on exclure (ou trier) ses amis de la même façon que l’on trie ses biens matériels?

Avec le temps j’ai appris à apprivoiser ce concept, ou du moins je l’ai interprété à ma façon. Il ne s’agit pas de ne garder que le nectar de ses amis et de mettre les autres au rebut. J’avais déjà bien moins d’amis que d’autres (#TeamIntrovertis). De lui-même, mon inconscient avait déjà fait un choix et puis j’ai choisi de privilégier les moments les plus enrichissants avec tous les êtres qui me sont chers, en mettant au rebut les moments qui pourraient générer plus d’ennui ou de routine que de réel bonheur. C’est en ce sens que j’essaie d’intégrer un peu de minimalisme dans mes relations sociales : privilégier les moments importants, les moments forts et zapper les moments stériles où on a le sentiment de perdre son temps, privilégier les échanges enrichissants et écourter ceux qui n’apportent rien de positif ou de constructif.

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Crédit photo : figaronron

Il en va dans les deux sens ; il est des moments où je n’ai moi-même rien à apporter de gai, de constructif ou de créatif aux autres et où il est préférable que je me terre pour ne pas polluer mes congénères d’ondes négatives qui occuperaient momentanément mon esprit. Je profite de ces moments pour me ressourcer, recharger mes batteries et être de nouveau en mesure d’offrir le meilleur de moi-même aux gens que j’aime.

Ce qui nous lie aux autres est l’amour qu’on leur porte et qu’ils nous apportent. Inutile donc de s’encombrer de moments sans amour, sans échange, sans partage.

Voilà comment j’ai arrangé à ma sauce minimalisme et relations sociales. Quel que soit le lien qui nous unit à l’autre, famille, amis, collègues, connaissances, ce « tri » m’a appris à doublement apprécier ces moments privilégiés avec les autres.

Je vous embrasse fort, prenez soin de vous ♥

 

A chacun son minimalisme

Salut à tous,

Quand on parle de minimalisme et qu’on en explique les fondements, certains trouvent cela trop radical, trop extrême et restent persuadés que ce n’est pas pour eux, surtout lorsqu’on a longtemps baigné dans la société de consommation actuelle. Même si de loin cela les attire, le chemin semble trop long ou trop fastidieux pour le réaliser et on peut être amené à baisser les bras et passer à côté d’un art de vivre qui pourtant nous conviendrait.

Le minimalisme n’est pas une science exacte.

Là où certains se contentent de trois tee-shirts et deux jeans, d’autres auront le double tout en étant tout aussi minimalistes.
Là où l’un ne possédera qu’une liseuse électronique pour bibliothèque, un autre consacrera une étagère à une vingtaine de livres, tout en restant minimaliste.
Là où celui qui utilisera un seul pain de savon à tout faire (corps, cheveux…), un autre aura un savon et un shampoing tout en pouvant se prétendre minimaliste.

Il n’y a pas de règle absolue, seulement quelques grands principes.

Les grands principes consistent à se débarrasser du superflu et de ne s’entourer que de l’essentiel, mais c’est à chacun de définir :

  • SON essentiel
  • SON superflu
  • SES besoins
  • SES limites

Comment les définir? Ma méthode a consisté en faire du tri dans une catégorie d’objets (les vêtements), me rendre compte, prendre conscience, donner, vendre, jeter, réarranger, visualiser, mais surtout APPRÉCIER. Le déclic s’est fait ainsi puis le cheminement s’est fait naturellement vers le reste de mes affaires. Et tellement inspirée par cet art de vivre, j’en ai écrit un ebook qui pourra aider tous ceux qui sont tentés mais qui n’osent pas se lancer.

Ma motivation? Ouvrir les yeux de tous ceux qui remplissent leur vie par des actes répétés d’achats, les associant au bonheur, alors que le bonheur est ailleurs.

Prenez soin de vous, amis lecteurs, je vous embrasse ♥

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La solitude bienheureuse

Bonjour à tous,

Ce matin, j’ai visionné une récente vidéo de Lætitia de la chaîne Youtube « Le corps La maison et L’esprit » dans laquelle elle parlait de la solitude et du fait qu’elle aimait être seule.

Tout comme elle, j’aime être seule, je n’ai plus peur de me retrouver seule, je n’ai plus peur de faire des sorties seule, j’apprécie même d’avoir des moments de solitude. J’ai remarqué que plus j’ai de moments de solitude, mieux je suis avec les autres. Cela peut paraître paradoxal mais c’est un fait. Comme si la plénitude que m’apportait la solitude attirait les autres.

Il y a encore quelques années, je n’avais pas conscience de tout cela, je vivais au jour le jour, laissant la part belle aux obligations sociales, sans prendre le temps de m’écouter. Je prenais toutefois le temps de souffler de temps en temps, mais en totale inconscience de mes réels besoins. Et puis est arrivé un jour où j’ai perdu pied, la limite était atteinte, voire dépassée. Comme je n’avais pas écouté mon esprit, mon corps a parlé, je ne tenais pas debout, comme épuisée, à bout, comme en hypotension, une larve, un légume, bref, vous avez l’image – avis aux végéphobes, non je ne souffrais d’aucune carence. J’ai ressenti le besoin de me murer – tout est relatif, surtout quand on ne vit pas seul – j’ai privilégié au maximum les moments à moi, j’ai lu, écouté des podcasts, visionné des vidéos, je cherchais des réponses, j’avais besoin de comprendre et de mieux me connaître, j’ai beaucoup appris, notamment que j’étais probablement une personne introvertie et que cela ne faisait pas de moi une loseuse ou quelqu’un de mauvais. Je devais juste l’accepter et agir en fonction. J’ai commencé à méditer, à tenir un journal, à exprimer de la gratitude chaque jour, tout cela m’a fait comprendre à quel point je n’avais jamais cherché à connaître mon intérieur, parce que ce n’est pas dans l’air du temps, parce nous baignons dans une société d’apparence, de superflu, d’étiquette, tournée sur l’extérieur, et jamais sur l’intérieur. Selon moi, il en va de la solitude comme du chocolat, quand on y a vraiment goûté, difficile de s’en passer. Je parle ici de la vraie solitude, celle qui est choisie et non imposée. Et quand bien même elle serait imposée – encore une fois tout est relatif -, il ne tient qu’à nous d’enrichir le moment avec ce que l’on chérit, ce qui nous rend heureux.

Beaucoup de personnes souffrent de solitude – qu’elles soient entourées ou pas, d’ailleurs – parce qu’elles n’ont jamais appris à être seules, à être face à elles-mêmes, n’ont jamais essayé de faire des choses seules ou de goûter à la nouveauté de ce moment. Seul ou pas, pour être heureux, faisons ce qui nous rend heureux. Les conventions sociales nous imposent beaucoup trop de barrières limitantes. En quoi serait-il mal vu d’aller au restaurant ou au cinéma tout seul? Bien au contraire, il est tellement libérateur de faire ces petites choses seul. Notez à côté de tout ce dont on peut passer, concert, film, sortie, vacances, n’importe quelle activité qui pourrait procurer du plaisir et du bonheur, lorsqu’on reste enchaîné aux entraves de la société ou du regard des autres.

Être seul, même si cela est parfois perçu comme la loose intégrale, peut être une richesse. J’ai si bien réussi à combler mes moments de solitude qu’ils me sont devenus nécessaires et vitaux car emplis et riches de ce que j’aime, de ce qui me rend heureuse et qui n’appartient qu’à moi. Tout cela me rend plus heureuse, plus épanouie, à tel point que les autres recherchent ma présence. On me dit rayonnante, avenante, un soleil, j’en suis souvent ébahie car mon extérieur n’a pas changé. Un ami me confie apprécier de me voir chaque jour, car comme on synthétise sa vitamine D en s’exposant au soleil, il puise un peu d’énergie positive à mon contact. Je suis sur le c**** à chaque fois qu’il me dit cela mais j’en ai conclu qu’il était plus que nécessaire de se connaître et de s’écouter, quitte à parfois s’isoler, si c’est pour être mieux avec les autres.

Être introverti ne signifie pas être égoïste ou ne se préoccuper que de soi. On peut être solitaire et éprouver de la compassion ou encore se donner pour les autres. C’est justement en ayant appris à connaître son intérieur – et à l’enrichir – qu’on est plus à même de connaître celui des autres, de détecter leurs manques et de leur apporter ce dont ils ont réellement besoin.

Amis lecteurs, à vos claviers, solitaires ou pas, introvertis ou extravertis, dites-moi tout, j’aimerais beaucoup avoir votre sentiment sur le sujet.

Je vous embrasse ♥

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Minimalisme, par quel bout s’y prendre?

Salut à tous,

D’abord, il y a eu les livres, je ne savais plus où les mettre et sans même prendre conscience que ça tournait en addiction ou en douce folie, je continuais d’en acheter sans me soucier un centième de seconde d’où j’allais bien pouvoir les ranger. Ça commençait à devenir très critique, mais pas encore suffisamment pour me mettre la puce à l’oreille. Pour moi l’achat d’un livre ne pouvait être envisagé comme un achat inutile ; tôt ou tard, il servirait, il serait lu, et il n’était pas périssable, alors pourquoi se priver et se restreindre, tant que les finances suivaient, j’achetais. Sauf qu’au final, j’accumulais plus vite que je ne lisais.

Et puis il y a eu les fringues. Devant mon placard dégueulant de fripes en tout genre, j’ai décidé de ranger un peu, pour faire un peu de place aux éventuelles pépites trouvées à l’occasion des soldes, parce que – selon moi – je n’avais plus rien à me mettre, cela devenait vraiment nécessaire, il fallait que je m’habille. C’est à ce moment là que j’ai pris conscience.

Le paradoxe total entre placard surchargé et sentiment de ne rien avoir. 

C’est en effectuant un grand tri dans mes fringues que j’ai enfin pris conscience de tout ce que je possédais et que j’avais bien plus à me mettre que je ne l’imaginais. En me délestant de vieilleries et en réorganisant mon placard, j’ai retrouvé le plaisir de porter certaines pièces totalement oubliées et pourtant toujours pimpantes et fonctionnelles. Du reste j’ai ressenti un bien-être incommensurable en ayant une meilleure visibilité sur mes affaires, mais surtout en en ayant moins. Les soldes ont fini aux oubliettes – j’ai préféré aller au cinéma – mon placard et mon compte en banque m’ont dit merci, et mon esprit s’est mis à danser la danse de la joie. J’étais loin d’imaginer à quel point toutes ces possessions pouvaient générer un quelconque stress, et pourtant…

Petit à petit, j’ai été prise d’une folie furieuse de tout ranger, tout jeter, je me suis attaquée à d’autres parties de la maison, chaussures, livres, CD, vaisselle, déco, ….. et ma prise de conscience faisait son petit chemin, réalisant à quel point chaque achat, aussi insignifiant soit-il, a un impact aussi bien sur l’intérieur de la maison que sur mon propre intérieur. Encombrer sa maison c’est aussi encombrer son esprit.

Pour m’y retrouver, et procéder par étape, je me suis fais un petit planning pour gérer petit à petit chaque partie de la maison. D’une part, il était impossible de tout gérer en un week-end, et d’autre part, il faut parfois freiner ses ardeurs, sous peine de se laisser emporter par un élan parfois dévastateur de tout balancer sans réfléchir, tellement porté par l’adrénaline que peut procurer le vide, le simple, l’épuré.

J’en suis arrivée au point d’en écrire un Ebook tellement le sujet me passionnait – et me passionne encore – , tellement j’ai eu envie d’ouvrir les yeux des personnes autour de moi et de partager ce bien-être issu du délestage de mes placards et de mon esprit. Si ça tente certains d’entre vous mais que vous ne savez pas vraiment comment vous y prendre… la réponse est peut-être dans le lien. 😉

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Crédit photo : caminteresse

Je vous souhaite une belle journée, légère et harmonieuse, emplie de joie et de sérénité. ♥

 

Lire moins mais mieux – #minimalisme

Bonjour à tous,

J’ai récemment écouté un podcast d’Antoine BM sur le fait de lire bien, le fait de lire moins mais mieux. Il explique avec beaucoup de pertinence que lorsqu’on lit beaucoup – et même si je l’avais personnellement remarqué, j’étais bien incapable de l’exprimer avec autant de clarté – on a tendance à ne rien retenir, ou du moins, pas autant qu’on le voudrait. Citations, références, chiffres, données, idées et mots d’esprit … il y a maintes choses qui nous parlent, nous font réfléchir, qu’on voudrait transmettre à nos proches et qui finissent par passer à la trappe. En lisant beaucoup, sans forcément faire un tri, on peut en arriver à remplir plus sa bibliothèque qu’à s’enrichir soi-même de tout ce que l’on a lu.

Bien sûr, il ne conseille pas d’arrêter de lire, mais, comme on le fait déjà en choisissant des aliments sains qui vont réellement nourrir nos cellules, il en va de même avec notre matière grise. Mangeons moins mais mieux. Lisons moins mais mieux.

J’avais déjà ressenti ce besoin de ne plus faire les challenges de lecture d’un nombre de livres à lire sur une année, souhaitant privilégier mon propre rythme, sans pression ni marathon livresque ; m’écouter étant devenu ma priorité. J’avais même moins de scrupules à abandonner un livre s’il ne me plaisait pas, je ne voulais plus perdre de temps en contrainte car la lecture doit rester un plaisir, même lorsqu’elle me nourrit. Et puis prendre le temps d’assimiler et de digérer les informations, citations ou autres idées pour mieux les restituer ou les appliquer, devenait essentiel.

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Après ce podcast, j’ai fait du tri dans mes livres, un tas de lectures « détente », un tas de classiques, un tas de lectures « apprentissage », un tas de lectures « informations »….. et c’est selon mon mood du moment, mon état d’esprit et le temps que j’ai devant moi que désormais je choisis mes lectures.

Quelque part entre minimalisme et optimisation, en lecture tout comme dans le reste de la maison ou les placards, je ne veux plus que goûter à l’essentiel, boire le nectar de chaque page lue, écouter les meilleurs morceaux de musique et fuir la mal-bouffe musicale, regarder les meilleurs films et fuir la médiocrité, me nourrir de bonnes choses, fréquenter les bonnes personnes, ne consacrer du temps qu’à ce – et ceux – qui en vaut.lent vraiment la peine. En vieillissant, peut-être deviens-je exigeante, peut-être ai-je enfin compris que la vie est courte, que je n’en ai qu’une et qu’il ne tient qu’à moi de la rendre la plus belle et riche possible.

De la même façon que je n’encombre plus mes placards de choses inutiles, désormais je n’encombrerai plus mon esprit de données inutiles.

Et vous, chers lecteurs, comment fonctionnez-vous avec la lecture? A vos claviers, je veux tout savoir.

Je vous embrasse ♥

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